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Manifestations antisémites à Berlin : les vieux démons ne sont pas morts.

Le dimanche 10 décembre 2017, 2 500 personnes, en grande majorité des musulmans, ont manifesté à Berlin-Neukölln pour protester contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président américain Donald Trump.

Dès le début de cette manifestation, des drapeaux israéliens furent brûlés. On pouvait par conséquent s’interroger sur les véritables motivations des manifestants. Soit qu’ils ignoraient que la bannière étoilée est l’emblème des États-Unis d’Amérique, soit que leurs véritables revendications étaient éloignées du transfert d’une ambassade d’un pays libre de ses décisions dans une ville qui, au demeurant, est la capitale de la Judée depuis des millénaires.

En fait d’interrogations, il n’y en avait guère. Le vendredi précédent, 1500 manifestants, rassemblés sous le même prétexte, tout près de la Porte de Brandebourg , avaient  scandé des slogans ouvertement antisémites. Les cris de « Mort aux Juifs s’étaient alors mêlés aux « Khaybar, Khaybar, ya yahud, Jaish Muhammad, sa yahud !« , un cri de guerre souvent utilisé par les militants palestiniens en référence, non à la collection de mocassins abandonnés dans le Sinaï par l’armée égyptienne en fuite à la fin de la guerre des 6 jours, mais à une légende qui voudrait qu’une oasis habitée par des Juifs fut attaquée et conquise par Mohammed et son armée. Le renard du désert avant l’heure…

Ce vendredi-là, plusieurs personnes avaient également arboré des écharpes palestiniennes et avaient agité les drapeaux de l’organisation islamique radicale Hamas. Pour mémoire, le Hamas a pour objectif officiel d’éliminer l’État d’Israël par des moyens militaires et de construire un État islamique. Le Hamas est classé comme organisation terroriste par l’Union européenne et les États-Unis.

Crier « mort aux juifs » n’est pas anodin. Ça l’est d’autant moins dans une ville qui fut la capitale du IIIe Reich.

Hitler recevant le Mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini

On invoque souvent « le sens de l’Histoire ». Rien n’est plus bête que cette assertion. Le « sens de l’Histoire » n’existe pas, car l’homme, n’apprend pas de ses erreurs. Le flux et le reflux constants de l’Histoire laissent sur les rives de nos existences de biens tristes scories qui sont nos affres éternelles.

L’antisémitisme des musulmans n’est pas chose nouvelle. Durant la seconde guerre mondiale, les autorités musulmanes collaborèrent massivement avec les nazis.

Comme le souligne Le Point, l’antisémitisme du Grand Mufti Haj Amin al-Husseini et ses liens avec le nazisme sont indéniables. Ainsi, «en 1929, il inspire le premier grand pogrom à Jérusalem et se rapproche dans les années 1930 des nazis qui le financent. À partir de 1939, il installe au sud de Berlin une radio qui émet en arabe vers le Proche-Orient, diffusant des programmes antisémites et en 1941, il suscite le putsch pro-allemand en Irak. En 1940, dans un brouillon, il écrit: «L’Allemagne et l’Italie reconnaissent aux pays arabes le droit de résoudre le problème juif.» Il ne cesse de souligner les points communs entre islam et nazisme… En 1943, lorsque Himmler veut échanger 20 000 prisonniers allemands contre 5 000 enfants juifs qui auraient émigré en Palestine, le grand mufti combat avec succès ce projet, de même qu’il empêche plusieurs milliers d’enfants juifs bulgares, roumains et hongrois, d’émigrer au Proche-Orient. Il est donc responsable de la mort de milliers de juifs…».

Le chercheur et universitaire spécialiste de l’histoire du Moyen-Orient, Wolfgang Schwanitz va même plus loin. Il considère qu’al-Hajj Amin al-Husaini a eu un impact sur la décision prise par Hitler d’exterminer de manière systématique les juifs d’Europe. La solution finale a été planifiée lors de la Conférence de Wannsee, en janvier 1942. Or, cette conférence est convoquée le 28 novembre 1941, au lendemain de la rencontre entre Adolf Hitler et le mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini. Une coïncidence pour le moins troublante.

Le Grand Mufti de Jérusalem était le principal conseiller non européen dans l’extermination des juifs d’Europe. Sa collaboration avec Hitler a joué un rôle primordial dans l’holocauste.

Lors du procès de Nuremberg, Dieter Wisliceny(1), l’adjoint d’Adolf Eichmann au bureau des affaires juives, a déclaré que « le Grand Mufti, qui a vécu à Berlin à partir de 1941, a joué un rôle, d’une importance non négligeable, dans la décision du gouvernement allemand d’exterminer les juifs d’Europe. »

Fin novembre 1944, des tirailleurs marocains de la 2e DIM dans les rues de Belfort.

Mais les autorités musulmanes ne représentaient pas tous les musulmans. Ceux-ci combattirent tant du côté des Alliés, comme les volontaires des régions sous protectorat français (Maroc, Tunisie) ou des colonies françaises (Algérie, Sénégal, Tchad, Soudan français (aujourd’hui Mali), etc.), que du côté de l’Axe, comme les divisions SS bosniaques en Yougoslavie ou des volontaires caucasiens sur le Front de l’Est.

Les alliances politiques modernes du mouvement musulman.

Nous venons de le voir, les autorités musulmanes et les pays musulmans qui n’étaient pas sous domination occidentale ont servi avec zèle les nazis dans le but d’exterminer les juifs. Mais les nazis ont officiellement disparu et on peut naturellement s’interroger sur la nature des alliances politiques contemporaines du mouvement musulman.

Connaître son Histoire, c’est expliquer le présent (et connaître son avenir).

Une fois encore, la réponse se trouve dans l’Histoire ! Il faut d’abord rappeler, et rappeler sans cesse tant la désinformation a été grande à ce sujet, que les nazis allemands et les fascistes italiens étaient des socialistes. Mussolini adhère au Parti Socialiste Italien (PSI) en 1902, devient député socialiste en 1912 et, comprenant qu’il ne parviendra pas à prendre les rênes du parti, fonde après la Première Guerre Mondiale son propre parti, le Parti Fasciste, un « deuxième parti socialiste ». Ainsi, grâce à ses talents d’orateurs, rien ne lui sera plus facile que de vider de sa substance le PSI pour faire prospérer le Parti Fasciste. 

Au début des années 20, Hitler marchera dans les pas de Mussolini. Sans être adhérent du SPD (le parti socialiste allemand), le jeune autrichien est un socialiste convaincu. Il adhère au Parti des Travailleurs Allemands (DAP), un parti politique de la gauche radicale, proche du parti socialiste. Le 24 février 1920, lors d’un discours prononcé à la Hofbräukeller à Munich, il ajoute le terme « National Socialiste » au nom du parti qui devient ainsi le NSDAP, le Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands ou parti nazi (abréviation de Nationalsozialismus). En 1922, il en deviendra le Führer (chef en allemand). Le parti d’Adolf Hitler ne cessera plus ensuite de prospérer au détriment du SPD(2).(cf : le Bal des Damnés)

L’orientation politique d’Hitler et de Mussolini explique la collaboration d’une immense majorité des membres de la SFIO, le parti socialiste français d’avant guerre. Non, monsieur Jacques Maillot ! François Mitterrand n’a jamais été d’extrême droite ! Il a toujours été socialiste et, comme la plupart des socialistes (pour ne pas dire tous), il soutenait deux autres socialistes qui s’appelaient Mussolini et Hitler !

Socialisme ! Que de bassesses et d’exactions n’a-t-on pas commis en ton nom !

Que constatons-nous aujourd’hui ?

Si on observe le paysage politique européen actuelle, on constate que les partis les plus ouvertement pro-musulmans, anticatholiques et antisémites (ils ne disent plus « juifs », ils disent « sionistes ») sont les partis politiques de gauche (Parti socialiste, parti communiste et parti d’extrême gauche)(3). Sous les prétextes de laïcité, d’antilibéralisme et de lutte contre le racisme, on tente de réveiller les démons du passé et on entretient les vieilles alliances nées en 1941 à la Chancellerie de Berlin.

Les juifs demeurent l’objet d’une haine farouche.

Que ce soit dans nos banlieues ou dans les banlieues des villes allemandes, les juifs demeurent l’objet d’une haine quotidienne. Cette haine, qui s’appuie presque toujours sur des fantasmes et des idées reçues, s’exprime désormais ouvertement. Elle n’est en fait que l’expression des ressentiments soigneusement cachés par les générations précédentes de populations originaires d’Afrique du nord, du Moyen-Orient ou de Turquie.

Certains incriminent les réseaux sociaux dans cette « judéophobie » exacerbée, mais le mal est sans doute plus profond. La haine de son pays d’accueil, l’admiration sans faille pour l’État Islamique (Daesh), la contestation des lois républicaines ou fédérales au profit de celles de l’Islam, les tentatives pour imposer un mode de vie qui ne correspond ni aux démocraties occidentales ni même à la plupart des pays musulmans, la montée du salafisme, constituent un tournant aussi préoccupant que symbolique dans la renaissance de la bête immonde. Car, en vérité, le mal peut arborer de nombreux visages.

le mouvement musulman est-il une religion ?

Un mouvement de pensée régissant les rapports de l’homme à l’ordre du divin est considéré comme une religion si les faits constituant sa genèse sont attestés par des contemporains de ces faits, extérieurs au mouvement. C’est le cas de la religion juive et de la religion chrétienne qui est en fait une dissidence juive née de l’occupation de la Judée par les « kittim(4)« . En revanche, les contours historiques du mouvement musulman sont beaucoup plus flous.

Les doutes s’affermissent quand on considère l’évolution récente de ce mouvement.

Le dévoiement de ce mouvement, initié par les menées du Grand Mufti Haj Amin al-Husseini durant la seconde guerre mondiale, est aujourd’hui accentué par les agissements d’organisations terroristes se revendiquant de l’Islam ainsi que par les pratiques radicales des groupes salafistes et autres frères musulmans. 

Comme autrefois, c’est l’inaction des hommes de bien (musulmans ou non) qui permettra au mal d’engendrer malheur et souffrances.   

La réaction convenue de Michael Müller, le maire social-démocrate de Berlin (SPD).  

Le maire de Berlin, Michael Müller, a réagi dimanche aux manifestations de plus en plus radicales de ces derniers jours. « Quiconque abuse de notre haute valeur de liberté d’expression pour propager l’antisémitisme ou le racisme et semer la haine en brûlant des drapeaux ne peut s’abriter derrière le droit de manifester », a déclaré M. Müller. « De toute évidence, la police poursuivra tous les crimes et dissoudra les manifestations à l’origine de ces crimes. Ceux qui, d’autre part, »manifestent pacifiquement et respectueusement exercent le bon droit de manifester, que nous protégeons ».

Or, selon le paragraphe 104 du code pénal allemand, le fait de brûler des drapeaux n’est punissable que s’il s’agit de drapeaux officiels, et non de drapeaux peints. La déclaration du maire de Berlin restera donc lettre morte.

 

Note :
(1) Wisliceny fut extradé en Tchécoslovaquie en 1948 et il y fut jugé et condamné à la pendaison (retour au texte)
(2) En 1933, le SPD ne recueille plus que 18,3 % des voix, à comparer aux 37,9 % qu’il obtenait en 1919. (retour au texte)
(3) À ce propos, il est singulier de constater l’étonnante similitude entre les agissements des SA d’Adolf Hitler et des soi-disant « Antifas » de Jean Luc Mélenchon. (retour au texte)
(4) Les envahisseurs de la Judée : les séleucides, puis les romains (lire Le Serpent Rouge) (retour au texte)

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